
Arrives mardi, on a commence a bien entrevoir ce que "saison des pluies" veut dire! Premiere pluie tropicale oblige, on a eu la chouette surprise d'avoir de l'eau qui ruissellait dans notre chambre a Leon! On avait l'air malin sur notre lit qui nous servait de radeau. On a donc change de chambre a 1 heure du mat. Charmant! Faut dire que c'est rare qu'il pleuve autant pendant 4 jours en continu, normalement c'est 2 et c'est deja pas mal! Alors la...
Les fosses (quand il y en a!) debordent sur la route, les champs sont innondes et en ville c'est pas forcement mieux concut pour evacuer toute l'eau qui s'ecoule en ruisseau! Imaginez nous avec nos sacs, k-way, (cire jaune petant pour Vincent, breton oblige) et des bus plein de flotte! Vraiment content de se poser au bord de la plage a Las Peñitas, cote Pacifique avec un magnifique soleil...
Comme vous verrez sur les photos, il y a plein de cochons ici. Dans les rues ils font office d'eboueurs mais en plus bruyants et odorants! On en a vu un enorme a la frontiere, presque aussi grand qu'un petit veau! (sur la photo le chien n'est pourtant pas un caniche alors comparez...)
Escale a Granada, ville coloniale coloree, une des plus anciennes d'Amerique centrale, aux multiples eglises et toits de tuiles. Ambiance sympathique...
On a bien hate de rejoindre l'ile Ometepe demain, ou se situe la troisieme ferme wwoof de notre voyage. Il s'y cotoient deux volcans, un de feu et l'autre d'eau, et une vegetation luxuriante peuplee d'une faune encore protegee du monde exterieur. On promet de faire plein de photos pour vous montrer ca, parce que ca a l'air vraiment paradisiaque!

Il y a 3 jours, c'etait el dia de los madres, au Nicaragua. Ici,la fete des meres est tres importante et dans chaque village des soirees sont organisees. ¡Lastima! L'autre soir la pluie a annulee celle de las Peñitas. Donc, on souhaite une bonne fete des meres a toute les mamans, mais surtout aux notres!
Apres San Pedro de Copan, ou nous avons sejourne chez la famille Hernandez-Gamero, Nous sommes parti vers Copan, dernier site maya qu'il nous reste a decouvrir... Cette cite, la plus australe du monde maya, est reputee pour ses steles qui servaient a glorifier les roi-dieu, qui perdaient petit a petit de leur influence sur le peuple. Elle rivalisait avec les autres grandes cites par ses avancees en astrologie.

La, nous venons d'arriver a Tegucigalpa, capitale du Honduras, dans le sud ouest du pays. On va tenter de decouvrir la ville cette apres midi sans guide de voyage, ni meme de plan. Ca va l'faire! On s'en tire pour l'instant avec les excroissances de la carte routiere (a grande echelle...) du Mexique, pour notre descente vers le sud. Du coup on enchaine les p'tites etapes pas trop confortables, allant du bus qui grince aux collectivos bien tasses, en passant par l'arriere acceuillant des pick up. Mais on arrive toujours a destination... par quelques chemins detournes!
(On n'arrive plus a modifier les noms des albums photos, donc faut ouvrir l'oeil sur les p'tites photos de droite. Si y'en a une nouvelle, c'est qu'en cliquant dessus, y'en aura d'autres encore...)
C'est comme ca que s'apelle la deuxieme ferme wwoof ou nous nous trouvons en ce moment. En fait, il s'agit d'une famille locale qui souhaite promouvoir l'agriculture biologique au sein de leur jardin, dans le village de San Pedro de Copan, situe dans la partie occidentale du Honduras. Carlos Arturo et Rina ont 4 enfants (Alexandra, Jared, Samuel et Carlos) qui les aident dans ce joli projet. Il est juste a regretter que les femmes ont plus leur place a la cuisine...
Actuellement, Carlos Arturo dispense des cours a un groupe de personnes venant de differentes parties du Honduras. Ces personnes sont deja plus ou moins sensibilises par ce type d'agriculture. Cependant, Carlos leur montre qu'il est important de cultiver plusieurs especes differentes (ex : ils ont 15 especes de bananes, quel plaisir de les cueuillir pour les manger, hum...) et de preserver le sol en respectant les rythmes et les besoins de la nature (lombric-compost, degradation par les micro-organismes de la matiere organique...). Il met en valeur les liens entre les differents regnes du vivant et les differents cycles qui constituent la nature.
Leurs plantations tres diversifiees sont denses afin d'obtenir un sol riche et d'avoir de la nourriture pour la basse cour (lapins, poules, canards et cochons). Il regrette que la majorite des plantations des environs soit du cafe puisque cela ne sert qu'a l'economie (dont certaines personnes fixent les prix...) et non a nourir directement leur famille. Lui se plait justement a demontrer que c'est vraiment accessible de pouvoir limiter ses depenses alimentaires en produisant soi meme certaines denrees et cela de facon tres saines. A mediter...
On s'est ameliore en español, mais cela reste tres fatiguant d'essayer de comprendre en permanence ce qu'il se dit. De plus, on se leve a 5H du mat' tous les jours, alors imaginez notre etat en fin de journee!
Apres deux semaines le sac a terre, a Comalapa, nous revoici sur les routes guatemalteques. Direction : la cote caraibe pour passer par le nord du Honduras.
Sur cette belle route (un peu caillouteuse), on a fait escale sur les rives du lac Izabal. Il se deverse dans la mer des Caraibes par le rio Dulce que nous allons emprunter en lancha cet aprem pour rejoindre Livingston. On va retrouver l'ambiance de la culture Garifuna (devoir a rendre sur table la semaine prochaine : qu'est ce que la culture Garifuna? facile, avec internet...) que nous avons bien aprecie au Belize.
Hier, a l'aube, on s'est ballade en lancha, accompagne du sympatique et tres interessant Benjamin Castillo (marinier et naturaliste local), dans la reserve de Boca de Polochic. Cette partie ouest du lac abrite une forte population d'oiseaux (cormorans, aigrettes et pleins d'oiseaux tropicaux magnifiques dont on se rappel pas le nom), des singes hurleurs (et dormeurs), une loutre (enorme!), serpents aquatiques, des arbres qui poussent dans l'eau, des champs de nenuphars et une vegetation dense aux dizaines de verts differents.
L'apres midi, on a galere a remonter un joli petit canyon (c'est affectif, car des parois de 30-40 m de haut!) dans une barque en plastique bleue qui se gorgeait d'eau. Pendant qu'on la vidait (regulierement), nous avons pu prendre le temps d'aprecier le paysage...
(Photo a l'appui dans l'album costa del jalisco (pb de chgt de nom) qui est consacre en fait au Guatemala)
Pas de nos tetes car aujourd'hui on n'a pas envie de sourire devant le p'tit oiseau.

Mais c'est peut etre moins dur pour nous qui sommes loin. D'ailleurs vous pouvez voir sur la photo, en arriere plan, le profil d'une indienne scultee naturellement sur la crete de cette montagne du lac Atitlan.