On a commence a travailler!
Non pas que ca soit un effort surhumain, mais certaines personnes seront rassurees de savoir qu'on ne transpire pas qu'a cause de la chaleur. Nous sommes donc au parque ecologico de Chimiya tenu par Mateo et Cathy. Ils travaillent en lien avec une association locale Chimiya Tunamit. Dans le parc, il y a un potager, une basse court avec cochons, lapins et poules (ainsi qu'un coq qui nous sert de reveil), Un terrain de foot a disposition de tout le monde, une aire de jeux pour enfants et une aire de pic-nic ou les familles viennent des fois les weekend. Le grand projet du moment c'est terminer le terrain de basket. La dalle en beton et les paniers sont poses. Il reste a peindre les lignes et a construire un mur tout autour pour retenir la terre pour les fortes pluies qui vont arriver bientot. Donc entre ce chantier, nourrir les animaux, soigner les ampoules qu'on a aux mains, faire un deuxieme enclos aux lapins (ca se reproduit vite...), et se faire a manger (ca fait du bien de se faire des ptits plats), ben c'est l'heure d'aller se coucher et assez tot vu la fatigue. On est enchante de l'endroit. Il y a trois autres volontaires avec nous : un couple anglo-australien, Sally et Phil, ainsi que John qui vient d'arriver aujourd'hui.
En gros, c'est courbature partout, meme aux zygomatiques, vu qu'on est tres content d'etre ici!
Pour les photos et ben ca marche pas! On verra plus tard...
Il est temps de parler enfin un peu du wwoof.
Le WWOOF (World Wide Opportunities on Organic Farms) est un système d’échange international de bon procédé. Il s’agit de travailler dans une ferme d’agriculture biologique et en contrepartie l’hôte est chargé de fournir deux besoins élémentaires, à savoir le gîte et le couvert. Mais l’échange ne se limite pas qu’à cela! C’est avant tout une aventure humaine qui comprend une part d’apprentissage de techniques agricoles respectant l’environnement, ainsi qu’une certaine manière de consommer et de vivre au quotidien.
Durant notre voyage, nous souhaitons passer du temps dans quatre differentes fermes de ce reseau (Il y a plus de details dans l'article itineraire previsionnel). Nous allons commencer demain dans celle qui se situe a San Juan Comalapa, au Guatemala.
Donc, et oui, on va commencer a travailler!
Nous sommes arrives a Antigua, l'ancienne capitale du Guatemala, mais apres 2 tremblements de terre en 1717 et 1773, les pouvoirs politiques furent transferes a Ciudad de Guatemala, a 50km de la. Elle a recement subit une autre secousse sismique en 1976 qui fit d'ailleurs beaucoup de degats dans le pays. Mais elle a reussit a garder tout son charme. C'est une magnifique ville coloniale aux facades multicolores, entouree par des volcans embrumes. On supporte une p'tite laine, alors qu'en France vous avez super chaud. Chacun son tour...




Autrement, pour ceux qu'on vu les triplettes de Belleville, on a une bonne nouvelle : on a retrouve Bruno...

... On a vote! On sait pas encore qui ca va etre, mais en meme temps je pense que vous en avez ras l'bol d'en entendre parler donc on va plutot vous parler des paysages magnifiques guatemalteques.
Apres Tikal, on est descendu a Sayaxche, petite ville etape ou un bac fait passer voitures et camions. De la, nous avons pris une lancha (barque a moteur) et apres une heure et demi sur un afluent du rio Pasion, ou on s'en est mis plein les yeux (a peine reveilles vu qu'il etait 6H du mat'). Au bout de cette traversee, on a debarque et empreinte un chemin boueux pour arriver a un grand escalier montant dans la jungle. Au sommet, la cite d'Aguateca s'ouvrait a nous seuls. Des ruines avec des arbres dont les racines recouvrent les veilles pierres. Beaucoup de charme, du genre Indiana Jones d'autant qu'on etait les seuls a se ballader ici, de si bon matin. A l'entree d'une crevasse de 3m de large et aux parois de 20m de haut, une famille de singes araignees depouillait tranquillement les feuilles d'un arbre, sans nous preter attention. 
Nous avons continue notre descente vers le sud, jusqu'a Coban, capitale de la region de l'Alta Verapaz ("veritable paix" car Bartholome de las casas, un dominicain espagnol, a reussit a pacifier les indiens autochtones, les Kekchis, la ou les conquistadores avaient echoue par la force). Apres une journee peinard, a jouer notre role de citoyen, en s'interressant aux programmes de nos magnifiques candidats presidentiables, nous avons pris une petite retraite paisible vers Lanquin, au nord ouest de Coban. Cette destination est tres reputee au Guatemala puisqu'il y a de splendides creations de la narture.
On y trouve Semuc Champey pour se baigner, ou l'eau verte et transparente, descend en cascade de bassins en bassins. En dessous de ces bassins, la majeure partie de l'eau de la riviere passe par une grotte de 300 m de long, ou vaut mieux pas essayer de la visiter (3 ont essaye involontairement et leur familles doivent maintenant aller fleurir leur tombe...).

Il y a aussi les grottes de Lanquin, tres hautes de plafond et dans lesquelles les mayas d'aujourd'hui continuent certains rituels de sacrifices d'animaux. Mais notre preference va a las grutas de las Marias. Faut pas avoir peur de se mouiller! Une bougie a la main, on s'enfonce a taton dans le noir. L'eau est fraiche. Certains passages sont difficiles, surtout quand il faut nager dans une eau dont on connait pas le fond, avec toujours la bougie a la main. Les parois apparaissent petit a petit a la lueur de de nos modestes flambeaux. Pour monter certaines cascades des echelles ou des cordes sont installees. Le temps s'arrete. Encore un souvenir imperissable...
Et oui on a vu notre dernier coucher de soleil sur la mer des Caraibes depuis un petit ilot de sables blancs et de cocotiers.

On a traversee le Belize dans sa largeur jusqu'á El remate, petit village sur les rives du lac Peten Itxa, au Guatemala. C'est une bonne etape tranquile pour aller visiter le fameux site archeologique de Tikal. Plusieurs grandes pyramides, dont les sommets surplombent la canopee, sont disseminees dans la jungle. Des sentiers jonches de racines d'arbres tropicaux, recouverts de plantes epiphytes et de quelques nids d'oiseaux, permettent de se perdre un peu dans cette cite abondonee il ya plus de mille ans. Nos yeux ont vraiment aprecie la magie du lieu et nos oreilles aussi avec tous les bruits de la forêt au lever du jour. Contrairement à Palenque, nous n'avons pas ete gene par une chaleur etouffante et le site bien etale etait tres peu visite aujourd'hui, ce qui permettait de se retrouver souvent seuls dans les sentiers et sur les pyramides dont la plus haute mesure 57m, alors imaginez la vue...
Apres une semaine d'anglais (Belize oblige), nous voila de retour dans un pays ou est parle la langue des ancetres de Sarah (Fernandez oblige) qui s'en sort tres bien, sachant qu'elle n'en a jamais fait. Vicente el gallo a du mal à faire revivre ses trois annees de cours d'español. Mais a deux on se complete pour reussir a se faire comprendre. A partir de demain nous descendons plus au sud, sans avoir de but bien precis...